Aron

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Citations

  • "Ce sont les Hommes qui font l'Histoire, mais ils ignorent l'Histoire qu'ils font" - Raymond Aron
  • "Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, révolution, prolétariat." - Raymond Aron dans L'Opium des intellectuels
  • « Je ne suis plus ni de droite ni de gauche. » - Raymond Aron, « Lettre ouverte d’un jeune Français à l’Allemagne », Esprit, février 1933.
  • "Je répondis souvent à ceux qui me reprochaient mes compagnons douteux: [en politique] on choisit ses adversaires, on ne choisit pas ses alliés." - Raymond Aron, Mémoires, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010 (1983 pour la première édition), 1030 pages, p.119.
  • "Les discours de Jacques Chirac appartiennent au même genre que ceux des socialistes et des communistes". - Raymond Aron
  • « L’idée européenne est vide. » - Raymond Aron, Les guerres en chaîne (1951).
  • "Or, ça je l'ai constaté souvent, dans le Figaro comme dans l'Aurore, la majorité des lecteurs des grands journaux, exigent de ce journal la justification de leurs opinions. Ceux qui cherchent dans les journaux seulement l'information sont probablement une minorité." - Raymond Aron (vidéo INA, interview orale https://www.youtube.com/watch?v=5HwmHPj0AAY) Raymond Aron, Entretiens avec MM Wolton et Missika, titre 3, chapitre 4, 33:00.
  • « Toute sociologie poussée jusqu’au bout pose des questions philosophiques. » - Raymond Aron, Entretien avec Michel Foucault, 8 mai 1967


Quotes

  • "If I detest ideological fa­naticism, I like little better the indifference which sometimes succeeds it. Those who have dreamed of a radical revolution find it hard to accustom themselves to the loss of their hope. They refuse to distinguish among regimes from the moment none of them is transfigured by the hope of a radiant future. Therefore, skepticism is perhaps for the addict an indispen­sable phase of withdrawal; it is not, however, the cure. The addict is cured only on the day when he is capable of faith without illusion. The man who no longer expects miraculous changes either from a revolution or an economic plan is not obliged to resign himself to the unjustifiable. Let the reader make no mistake. Ten years ago, I thought it necessary to fight ideological fanaticism. Tomorrow it will perhaps be indifference which seems to me to be feared. The fanatic, animated by hate, seems to me terrifying. A self-satisfied mankind fills me with horror." (XV-XVI) - Raymond Aron, préface à la version anglaise de L'Opium des intellectuels, The Norton Library, 1962 (1955 pour la première édition française), 324 pages.


Aron et le totalitarisme (source Wikipedia)

Rejoignant la théorie d'Hannah Arendt sur le totalitarisme, il en propose la définition opératoire suivante :

« Il me semble que les cinq éléments principaux sont les suivants : 1. Le phénomène totalitaire intervient dans un régime qui accorde à un parti le monopole de l'activité politique.

2. Le parti monopolistique est animé ou armé d'une idéologie à laquelle il confère une autorité absolue et qui, par suite, devient la vérité officielle de l'État.

3. Pour répandre cette vérité officielle, l'État se réserve à son tour un double monopole, le monopole des moyens de force et celui des moyens de persuasion. L'ensemble des moyens de communication, radio, télévision, presse, est dirigé, commandé par l'État et ceux qui le représentent.

4. La plupart des activités économiques et professionnelles sont soumises à l'État et deviennent, d'une certaine façon, partie de l'État lui-même. Comme l'État est inséparable de son idéologie, la plupart des activités économiques et professionnelles sont colorées par la vérité officielle.

5. Tout étant désormais activité d'État et toute activité étant soumise à l'idéologie, une faute commise dans une activité économique ou professionnelle est simultanément une faute idéologique. D'où, au point d'arrivée, une politisation, une transfiguration idéologique de toutes les fautes possibles des individus et, en conclusion, une terreur à la fois policière et idéologique.

Le phénomène est parfait lorsque tous ces éléments sont réunis et pleinement accomplis.»


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