Giono : Différence entre versions

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De tous ceux que j'ai lu, un des rares où j'ai pas trop accroché : un roi sans divertissement.
 
De tous ceux que j'ai lu, un des rares où j'ai pas trop accroché : un roi sans divertissement.
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Nous sommes trop vêtus de villes etde murs. Nous avons construit des murs partout pour l'équilibre, pour l'ordre, pour la mesure. Nous ne savons plus que nous sommes des animaux libres. Mais si l'on dit :fleuve ! ah ! nous voyons : le ruissellement sur les montagnes, l'effort des épaules d'eau à travers les forêts, I'arrachement des arbres, les îles chantantes d'écume, le déroulement gras des eaux plates à travers les boues des plaines, le saut du fleuve doux dans la mer...
 
Nous sommes trop vêtus de villes etde murs. Nous avons construit des murs partout pour l'équilibre, pour l'ordre, pour la mesure. Nous ne savons plus que nous sommes des animaux libres. Mais si l'on dit :fleuve ! ah ! nous voyons : le ruissellement sur les montagnes, l'effort des épaules d'eau à travers les forêts, I'arrachement des arbres, les îles chantantes d'écume, le déroulement gras des eaux plates à travers les boues des plaines, le saut du fleuve doux dans la mer...

Version du 1 février 2014 à 13:09



De tous ceux que j'ai lu, un des rares où j'ai pas trop accroché : un roi sans divertissement. Sinon, Regain etc = superbes Que ma joie demeure, aussi. Les hussards bien sûr. Moins connu, "Bataille dans la montagne" est très bien. C'est vrai que dans certains bouquins, des fois, il peut y avoir des passages un tantinet longuets. Mais c'est très minoritaire. C'est un auteur touchant. Et hautement recommandable un de ses disciples, mais avec son écriture à lui : Pierre Magnan. Rien à jeter chez lui.


Citations

" Nous sommes trop vêtus de villes etde murs. Nous avons construit des murs partout pour l'équilibre, pour l'ordre, pour la mesure. Nous ne savons plus que nous sommes des animaux libres. Mais si l'on dit :fleuve ! ah ! nous voyons : le ruissellement sur les montagnes, l'effort des épaules d'eau à travers les forêts, I'arrachement des arbres, les îles chantantes d'écume, le déroulement gras des eaux plates à travers les boues des plaines, le saut du fleuve doux dans la mer...

Le monde! Nous n'avons pas été créés pour le bureau, pour l'usine, pour le métro, pour l'autobus; notre mission n'est pas de faire des automobiles, des avions, des canons, des tracteurs, des locomotives; notre but n'est pas d'être assis dans un fauteuil et d'acheter tout le blé du monde en lançant des messages le long des câbles transocéaniques. Ce n'est pas pour ça que notre pouce est opposable aux autres doigts. Tout ce qui travaille dans notre faux monde est réclamé par nos pantalons, nos vestes, nos robes, nos souliers, nos chapeaux. Nos pieds veulent marcher dans l'herbe fraîche, nos jambes veulent courir après les cerfs, et serrer le ventre des chevaux, battre l'eau derrière nous pendant que nous écarterons le courant avec nos bras. Par tout notre corps, nous avons faim d'un monde véritable. (...)" Jean Giono, Rondeur des Jours.


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