Tuerie a lecole : la piste pharmaceutique

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... très chers médicaments

Un article qui se permet d'aller un peu plus loin que les "évidences" émotionnelles encouragées et attisées très fort par l'état. (La première version de cet article est de 2012, mais il est hélas parfaitement d'actualité.)

A chaque fois qu'un déséquilibré commet une horreur ... la seule "idée" systématiquement mise en avant par l'état, et reprise servilement fidèlement par les médias, est de restreindre les libertés de tous (alors que 99,9% ne posent aucun problème).

De l'art d'utiliser systématiquement et sans vergogne l'émotion associée à chaque fait divers pour diriger le troupeau de mouton dans la direction voulue.

... Cela seul devrait suffire à mettre la puce à l'oreille.


"Oligarques comme tyrans se méfient du peuple, et donc le dépouillent de ses armes." - Aristote, Politiques, livre 5, 350 av. J.-C.




Tuerie à l’école: la piste pharmaceutique

Par J. Sedra


Alors que les journalistes français dépoussièrent leur conformisme en associant, d’emblée et sans réflexion, la tuerie de Newtown avec la permissivité des lois américaines en matière de possession et port d’arme, heureusement pendant ce temps certains se posent les bonnes questions, c’est-à-dire: qu’est-ce qui peut expliquer ce phénomène relativement récent ?

Commençons par le commencement: les tueries scolaires ne sont pas exclusives aux USA, à voir leur liste pour le reste du monde (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_rampage_killers:_School_massacres). Allemagne, pays nordiques et certains pays asiatiques sont bien présents dans cette liste, sans pour autant avoir la même « culture du revolver » que les USA ni ses lois permissives – loin de là !

Ces tueries sont un phénomène récent, et même si les meurtres au sein d’établissements scolaires se produisent depuis aussi longtemps qu’existent les armes à feu, si l’on exclut les assassinats dirigés spécifiquement contre une ou quelque personne et s’étant simplement produit là fortuitement, et que l’on ne garde que les attaques spécifiquement dirigées contre l’établissement scolaire et ses étudiants et enseignants, alors on ne peut que remarquer une chose étrange: elles commencent avec les années 70, d’un seul coup: à part quelques occurences étalées entre 1913 et 1966, tous les massacres scolaires du monde ont eu lieu à partir de 1971. Pourtant, les Américains n’ont pas attendu ces années-là pour s’armer… ni d’ailleurs les Allemands, les Suédois ou les Chinois.

Pourquoi un début aussi net dans le temps ? Pourquoi une récurrence dans certains pays (USA, Canada, Thaïlande, Allemagne, Suède, Finlande…) et pas des autres ?

A ces questions, le docteur Gary Kohls pourrait avoir la réponse: ce psychiatre et chercheur à la retraite a étudié les effets néfastes des médicaments anti-psychotiques, et plus particulièrement les conséquences méconnues de les prescrire à des enfants et adolescents (http://www.globalresearch.ca/the-colorado-batman-shooter-de-mystifying-mass-murder-in-america/32135). Confusion, hallucinations, épisodes maniaques, hostilité, menaces et violences, comportement paranoïde, psychoses, impulsivité et fébrilité poussant au suicide, agitation, amnésie et détérioration du jugement… la liste est effrayante.

Mais il y a aussi une autre liste compilée par ce psychiatre, qui est encore plus effrayante:

Tueries et médicaments associés

    Eric Harris, 17 ans, Zoloft puis Luvox
    Dylan Klebold, 18 ans, dossier médical scellé
    Ecole de Colombine à Littleton, Colorado: 13 morts, 23 blessés

    Jeff Weise, 16ans , Prozac (60mg/jour, soit trois fois la dose adulte)
    Red Lake, Minnesota: 10 morts, 12 blessés

    Cory Baadsgaard, 16 ans, Paxil (il se plaignait d’hallucinations)
    Wahluke High School, Etat de Washington: a pris en hôtage 23 élèves, n’a aucun souvenir de l’évènement

    Chris Fetters, 13 ans, Prozac
    1 mort

    Christopher Pittman, 12 ans, Zoloft
    2 morts

    Mathew Miller, 13 ans, Zloft
    Suicide

    Jarred Viktor, 15 ans, Paxil
    A poignardé 61 fois sa grand-mère

    Kip Kinkel, 15 ans, Prozac et Ritaline
    4 morts: ses parents, puis 2 élèves + 22 blessés

    Luke Woodham, 16 ans, Prozac
    3 morts: sa mère et 2 élèves + 6 blessés

    Un jeune garçon anonyme (moisn de 12 ans) sous Zoloft
    Pocatello, Idaho: s’est retranché en salle de classe avec une arme pendant des heures.

    Michael Carneal, 14 ans, Ritaline
    Lycée de West Paducah, Kentucky: 3 morts, 5 blessés

    Un jeune homme sous Ritaline
    Huntsville, Alabama: a massacré ses parents et deux autres proches à la hache

    Andrew Golden, 11 ans, Ritaline
    Mitchell Johnson, 14 ans, Ritaline
    Au collège: 5 morts, 10 blessés

    TJ Solomon, 15 ans, Ritaline
    Lycée de Conyers, Géorgie: 6 blessés

    Rod Mathews, 14 ans, Ritaline
    1 autre élève battu à mort

    James Wilson, 19 ans, plusieurs médicaments
    Ecole primaire de Breenwood, Caroline du Sud: 2 morts, 9 blessés

    Mitchell Johnson, 13 ans, antipsychotiques
    Jonesboro, Arkansas: 5 morts, nombreux blessés

    Elizabeth Bush, 13 ans, Paxil
    tirs au collège en Pennsylvania

    Jason Hoffman, Effexor et Celexa
    Tirs à l’cole à El Cajon, Californie

    Chris Shanahan, 15 ans, Paxil
    Rigby, Idaho: 1 mort

    Jeff Franklin, Prozac et Ritaline
    Huntsville, Alabama: tue ses parents avec des outils, puis blesse ses frère et soeur

    Neal Furrow, Prozac et autres médicaments prescrits par décision judiciaire
    Tirs à l’école juive de Los Angeles

    Kevin Rider, 14 ans, Prozac
    suicide présumé, puis suspecté d’avoir été abattu par un autre élève de 14 ans sous Zoloft et d’autres antidépresseurs

    Alex Kim, 13 ans, Lexapro
    suicide

    Diane Routhier, Welbutrin
    suicide

    Billy Willkomm, Prozac
    suicide

    Kara Jaye Anne Fuller-Otter, 12 ans, Paxil
    Suicide après le refus de son médecin de stopper son traitement

    Gareth Christian, 18 ans, Paxil
    Vancouver: suicide

    Julie Woodward, 17 ans, Zoloft
    suicide

    Matthew Miller, 13 ans, Zoloft
    suicide

    Kurt Danysh, 18 ans, Prozac
    1 mort

    Woody ***, 37 ans, Zoloft
    suicide

    Garçon de 10 ans anonyme, Prozac
    a abattu son père

    Hammad Memon, 15 ans, Zoloft
    a abattu un autre élève

    Matti Saari, 22 ans, antidépresseur et benzodiazépine
    10 morts et un blessé à son université

    Steven Kazmierczak, 27 ans, Prozac, Xanax et Ambien
    Northern Illinois University: 5 morts, 21 blessés

    Pekka-Eric Auvinen, 18 ans, antidépresseurs
    Jokela High School, Finlande: 8 morts, 12 blessés

    Asa Coon, 14 ans, Trazodone
    Cleveland: 1 mort

    Jon Romano, 16 ans, antidépresseurs
    New York high school: tir sur un enseignant

    Seung-Hui Cho, antidépresseurs
    Virginia Tech: 23 morts, 19 blessés

    Robert Hawkins, 19 ans, Valium et autres antidépresseurs
    Centre commercial à Omaha: 8 morts, 5 blessés


A cette longue liste s’ajoute donc Adam Lanza, 20 ans, sous traitement antipsychotique lui aussi depuis des années. Pour Kohls, cette corrélation frappante entre tueries « insensées », accès de violence incontrôlables et médication antipsychotique et/ou antidépressive ne peut pas qu’être une simple coïncidence.

Alors certes, une corrélation n’est pas forcément une causation… On pourrait par exemple tenter d’expliquer le lien entre les deux en posant que ce sont typiquement les malades mentaux qui commettent des crimes « fous », et qu’il est normal que ces gens soient sous traitement – simplement, dans les cas pré-cités, le traitement se serait avéré insuffisant. Mais cette hypothèse ne peut pas expliquer pourquoi ces tueries ont commencé dans les années 70, qui se trouve justement être l’époque où ces médicaments ont commencé à être utilisés. La conséquence ne peut pas précéder sa cause dans le temps…

Kohls n’est d’ailleurs pas le seul à dénoncer le lien entre ces médicaments et une augmentation notable de la violence: le psychiatre italien Giovanni Fava a signalé cette forte corrélation dès 1994 (http://www.psychologytoday.com/blog/mad-in-america/201010/do-antidepressants-worsen-the-long-term-course-depression-giovanni-fava-p), en notant qu’au bout de 6 mois de traitement, ces médicaments n’ont plus que des effets néfastes et aucun bénéfice. Pourtant, il est devenu habituels aux USA de garder des enfants et des adolescents sous un tel traitement pendant des années…

Et même si cette corrélation entre médicaments puissants et accès de violence folle pourrait s’expliquer par une cause tierce restant à découvrir, qui causerait à la fois l’un et l’autre, cette piste pharmaceutique montre déjà plus de pertinence que toutes les autres pistes étudiées jusqu’ici (pour illustrer: il n’y a pas de corrélation avec la quantité d’armes à feu dans la population, ni avec le fait de jouer à des jeux vidéos violents, ni avec le fait d’écouter du hard rock).

J’ajoute à cet article une référence à l’étude statistique de Kohls publiée dans le journal en ligne de la Public Library of Science qui montre que 31 médicaments sont fortement associés au passage à l’acte violent chez les patients. (http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0015337) La disproportion va d’un facteur 2 à un facteur 18. Chantix, Prozac et Paxil forment le trio de tête avec un facteur de sur-représentation dans les actes violents supérieur à 10.

Journal.pone.0015337.t001.png



L'article original : http://jesrad.wordpress.com/2012/12/18/tuerie-a-lecole-la-piste-pharmaceutique/
Par J. Sedra. Première publication : 18/12/2012 (màj 5/10/2015)


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