Montesquieu

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Citations

  • « Ce sont les différents besoins dans les différents climats, qui ont formé les différentes manières de vivre ; et ces différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois » — Montesquieu, L’Esprit des lois, 3e partie, Livre XIV, chap. X. https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_climats
  • «Ce qui manque aux orateurs en profondeur, ils vous le donnent en longueur.» - Montesquieu
  • «C’est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises et qui établit les vrais rapports entre elles.» - Montesquieu
  • "C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser." - Montesquieu, De l'Esprit des lois.
  • «Celui qui fait exécuter les lois doit y être soumis.» - Montesquieu
  • Il est vrai que, par une bizarrerie qui vient plutôt de la nature que de l’esprit des hommes, il est quelquefois nécessaire de changer certaines lois. Mais le cas est rare, et, lorsqu’il arrive, il n’y faut toucher que d’une main tremblante : on y doit observer tant de solennités et apporter tant de précautions que le peuple en conclue naturellement que les lois sont bien saintes, puisqu’il faut tant de formalités pour les abroger. - Montesquieu
  • «Il ne faut point faire par les lois ce que l'on peut faire par les moeurs.» - Montesquieu
  • "Il n'y a ni titre, ni possession, qui vaillent contre le caprice de ceux qui gouvernent." - Montesquieu (Lettres persanes)
  • Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice. - Montesquieu
  • «Il se trouve que chacun va au bien commun, croyant aller à ses intérêts particuliers.» - Montesquieu
  • « La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens » - Montesquieu
  • «L'effet naturel du commerce est de porter à la paix.» - Montesquieu (De l'Esprit des Lois, XX, 2)
  • «Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie.» - Montesquieu
  • "Les lois inutiles affaiblissent les lois essentielles" - Montesquieu
  • «Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.» - Montesquieu
  • «Les moeurs font toujours de meilleurs citoyens que les lois.» - Montesquieu
  • «Les pays ne sont pas cultivés en raison de leur fertilité mais en raison de leur liberté.» - Montesquieu
  • "Moins on pense, plus on parle" - Montesquieu
  • «Plus d'Etats ont péri parce qu'on a violé les moeurs que parce qu'on a violé les lois.» - Montesquieu
  • Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux - Montesquieu
  • "Quand dans un royaume il y a plus d'avantage à faire sa cour qu'à faire son devoir, tout est perdu." - Montesquieu
  • «Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi. Il faut les faire suivre.» - Montesquieu
  • « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » - Montesquieu (De l'Esprit des Lois, XI, 4)
  • Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d'exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. - Montesquieu
  • "Un courtisan est semblable à ces plantes faites pour ramper qui s'attachent à tout ce qu'elles trouvent". - Montesquieu
  • "Une chose n'est pas juste parce qu'elle est loi, elle doit être loi parce qu'elle est juste" - Montesquieu
  • «Une monarchie corrompue ce n'est pas un Etat ; c'est une cour.» - Montesquieu


Quotes

  • Countries are well cultivated, not as they are fertile, but as they are free. - (Montesquieu, 1689-1755)
  • Useless laws weaken the necessary laws. – Montesquieu



Sur Montesquieu

« L’ouvrage se garde de justifier la tolérance civile par un principe moral, à la manière de Bayle invoquant les droits de la conscience errante. La seule justification serait strictement politique : réprimer peut mener à une contre-répression, comme dans l’empire romain ou l’Europe protestante. » « La rationalité de Montesquieu n’a rien à voir avec celle de Hobbes et Locke, puisqu’elle ne connaît pas de Sujet humain universel soumis à une raison universelle. […] Il apparaît évident que la perspective politique, selon L’Esprit des lois, se refuse à voir dans la tolérance un principe éthique, une vérité éternelle, un droit naturel attaché à chaque individu, constitutif de son inaliénable humanité, une exigence imprescriptible de la conscience, une face cruciale de la liberté (Locke). Tolérer ou pas est un pur calcul circonstanciel des rapports de force, de la puissance raisonnée de faire ou ne pas faire la guerre à une croyance. C’est, comme la guerre et la paix, une exclusive affaire d’État, aucunement un principe par soi positif et extensible, émané de la nature humaine : tel État concède ou pas ce droit à telle religion, à tel moment, sous telles conditions, pour ses raisons propres, par essence collectives. » « Montesquieu est-il un libéral ? Force est d’admettre, me semble-t-il, qu’il n’appartient guère, en son temps, à cette noble lignée. Sinon, pourquoi aurait-il consacré toutes ses forces à contourner le victorieux John Locke, notre irrémédiable maître à penser ? En écartant toute individualisation possessive des droits et toute républicanisation de la liberté, donc tout accès à une universalité prescriptive épinglée à la nature humaine, il récuse la philosophie politique moderne et manque le mouvement de l’Histoire, si près de s’emballer. - Jean Goldzink, « Montesquieu est-il un philosophe libéral ? », Raisons politiques, 2006/4 (no 24), p. 177-196.


Articles connexes