Nietzsche

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Citations

  • C'est le sentiment noble qui nous interdit de n'être que des jouisseurs de la vie. Ce sentiment se révolte contre toute espèce d'hédonisme. Nous devons nous acquitter de quelque chose en retour. - Mais la croyance fondamentale de la masse, c'est qu'il faut vivre pour rien, - c'est là sa vulgarité. - Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
  • "Celui qui ne veut agir et parler qu'avec justesse finit par ne rien faire du tout." - Nietzsche
  • «Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou. » - Nietzsche
  • "Ce qui me bouleverse, ce n'est pas que tu m'aies menti, c'est que désormais, je ne pourrai plus te croire." - Nietzsche
  • Chez l' individu, la folie est quelque chose de rare, mais dans les groupes, les partis, les peuples, les époques, c'est la règle. - Nietzsche
  • « Dostoïevski est la seule personne qui m'ait appris quelque chose en psychologie. » - Nietzsche.
  • "Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront." - Nietzsche
  • « Esprit de contradiction, fredaines, méfiance joyeuse, raillerie sont signes de santé ; toute forme d'absolu relève de la pathologie. » - Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal (1886)
  • Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. - Nietzsche
  • “Faites donc ce que vous voulez - mais soyez d'abord de ceux qui peuvent vouloir !” - Friedrich Nietzsche
  • "J'ai cessé de croire aux 'grands évènements' qui s'accompagnent de hurlements et de fumée" - Nietzsche.
  • "J'ai cru rencontrer de grands hommes mais je n'ai vu que des singes de leur propre idéal." - Nietzsche
  • "Il ment, et tout ce qu'il a, il l'a volé" - Nietzsche (à propos de l'Etat)
  • « Il n'y a qu'un seul écrivain que je place au même rang que Schopenhauer pour ce qui est de la probité, et je le place même plus haut, c'est Montaigne. Qu'un pareil homme ait écrit, véritablement la joie de vivre sur terre s'en trouve augmentée. Pour ma part, du moins, depuis que j'ai connu cette âme, la plus libre et la plus vigoureuse qui soit, il me faut dire ce que Montaigne disait de Plutarque : « À peine ai-je jeté un coup d'œil sur lui qu'une cuisse ou une aile m'ont poussé. » C'est avec lui que je tiendrais, si la tâche m'était imposée de m'acclimater sur la terre. » - Friedrich Nietzsche, Considérations Inactuelles - Schopenhauer éducateur
  • « La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle.» - Nietzsche
  • « La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. » - Friedrich Nietzsche
  • «La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques. » - Friedrich Nietzsche
  • La liberté est un grand luxe, vous savez, moins vous possédez et moins vous l'êtes... possédé ! - Friedrich Nietzsche
  • "La mère de la débauche n'est pas la joie mais l'absence de joie." - Nietzsche
  • La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons. - Nietzsche
  • «Le fanatisme est la seule forme de volonté qui puisse être insufflée aux faibles et aux timides. » - Nietzsche
  • L’individu a toujours dû lutter pour ne pas être submergé par la tribu. Si vous essayez, vous serez souvent seul, et parfois vous aurez peur, mais aucun prix à payer n’est trop élevé pour avoir le privilège de se posséder" - Friedrich Nietzsche
  • « Le socialisme est le fantastique frère cadet du despotisme presque défunt, dont il veut recueillir l’héritage ; ses efforts sont donc, au sens le plus profond, réactionnaires. Car il désire une plénitude de puissance de l’État telle que le despotisme seul ne l’a jamais eue, il dépasse même tout ce que montre le passé, car il travaille à l’anéantissement formel de l’individu : c’est que celui-ci lui apparaît comme un luxe injustifiable de la nature, qui doit être par lui corrigé en un organe utile de la communauté. » - Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain
  • "Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges." - Nietzsche
  • "L'état ... ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: moi, l'état, je suis le peuple." - Nietzsche
  • "Les sociétés privées tireront à elles pas à pas les affaires de l'Etat: même la pièce la plus solide qui restera du vieux travail de gouvernement (cette fonction, par exemple, qui doit garantir les particuliers contre les particuliers) sera finalement un jour assurée par des entrepreneurs privés. Le décri, la décadence et la mort de l'Etat, l'affranchissement de la personne privée (je n'ai garde de dire: de l'individu) est la conséquence de l'idée démocratique de l'Etat ; en cela consiste sa mission. [...] La croyance à un ordre divin des choses politiques, à un mystère dans l'existence de l'Etat, est d'origine religieuse: la religion disparaît-elle, l'Etat perd inévitablement son antique voile d'Isis et n'éveille plus le respect. [...] Quand l'Etat ne répondra plus aux exigences de ces forces, ce ne sera pas le moins du monde le chaos qui lui succédera, mais une invention mieux appropriée encore que n'était l'Etat triomphera de l'Etat." - Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, trad. Angèle Kremer-Marietti, Librairie Générale Française, 1995 (1878 pour la première édition allemande), 768 pages, §472, p.303-304.
  • Mais l'Etat, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal… et ce qu'il possède, il l'a volé. Tout est faux en lui; il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. - F. Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra.
  • "On ne tue pas par la colère, mais on tue par le rire." - Nietzsche
  • Qu'est-ce que la liberté ? C'est avoir la volonté de répondre de soi. - Friedrich Nietzsche
  • Quiconque scrute la conscience de l'Européen de de nos jours, aura à tirer de mille replis et de mille recoins toujours le même impératif, l'impératif de la peur du troupeau. "Nous voulons qu'un jour il n'y ait plus rien à craindre." Un jour, un beau jour - la volonté et le chemin qui y mènent, voilà ce que partout en Europe on appelle aujourd'hui le "progrès". - Nietzsche, Par delà Bien et Mal
  • "Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même". - Friedrich Nietzsche
  • « Qui vit de combattre un ennemi a tout intérêt de le laisser en vie. » - F Nietzsche #pauvreté #étatisme
  • Si vous ne pouvez être des saints de la connaissance, soyez-en au moins les guerriers. - F. Nietzsche
  • Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos. - Nietzsche
  • "Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine." - Nietzsche
  • "Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui." - Nietzsche
  • "Vouloir libère." - Nietzsche


Extraits

"La quantité de croyance dont quelqu'un a besoin pour se développer, la quantité de « stable » auquel il ne veut pas qu'on touche parce qu'il y prend appui, offre une échelle de mesure de sa force (ou, pour m'exprimer plus clairement, de sa faiblesse). Il me semble qu'aujourd'hui encore, dans la vieille Europe, la plupart des gens ont besoin du christianisme : c'est pourquoi aussi on continue de lui accorder foi. Car l'homme est ainsi fait : on peut bien lui avoir réfuté à mille reprises un article de foi, — à supposer qu'il lui soit nécessaire, il continuera toujours à le tenir pour « vrai » — conformément à cette célèbre « épreuve de force » dont parle la Bible. Quelques-uns ont encore besoin de métaphysique ; mais aussi de cette impétueuse aspiration à la certitude qui se décharge aujourd'hui chez la grande majorité sous une forme scientifique et positiviste, l'aspiration qui veut détenir quelque chose de manière stable (alors qu'on se montre, en raison de la chaleur de cette aspiration, plus souple et plus indolent pour ce qui est de la fondation de la certitude) : cela aussi est encore l'aspiration à un appui, un soutien, bref cet instinct de faiblesse qui, certes, ne crée pas les religions, les métaphysiques, les convictions de toutes sortes, mais les conserve. Autour de tous ces systèmes positivistes se répand en effet la fumée d'un certain assombrissement pessimiste, quelque chose comme de la fatigue, du fatalisme, de la déception, la peur d'une nouvelle déception — ou bien alors de l'étalage de rancœur, de la mauvaise humeur, de l'anarchisme d'exaspération et tout ce qui constitue des symptômes ou des mascarades du sentiment de faiblesse. Même la violence avec laquelle nos contemporains les plus sensés se perdent dans de misérables recoins et réduits, par exemple dans la patriotardise (je désigne ainsi ce que l'on nomme en français « chauvinisme », en Allemagne « allemand ») ou dans des professions de foi esthétiques à la manière du naturalisme parisien (qui n'extrait et n'expose que la partie de la nature qui suscite le dégoût et l'étonnement à la fois — on se plaît à qualifier aujourd'hui cette partie de vérité vraie —) ou dans le nihilisme sur le modèle de Saint-Pétersbourg (c'est-à-dire dans la croyance à l'incroyance, et ce jusqu'au martyre), témoigne toujours avant tout du besoin de croyance, d'appui, d'épine dorsale, d'assise... On désire toujours la croyance de la manière la plus vive, on en a toujours besoin de la manière la plus pressante là où l'on manque de volonté : car la volonté est, en tant qu'affect du commandement, le signe le plus décisif de la maîtrise de soi et de la force. C'est-à-dire que moins quelqu'un sait commander, plus il désire de manière pressante quelqu'un qui commande, qui commande avec autorité, un dieu, un prince, un État, un médecin, un confesseur, un dogme, une conscience de parti. D'où il faudrait peut-être conclure que les deux religions universelles, le bouddhisme et le christianisme ont pu trouver la raison de leur émergence, et surtout de leur brusque expansion, dans une formidable maladie de la volonté. Et tel fut bien le cas en vérité : ces deux religions rencontrèrent une aspiration à un « tu dois » poussée à l'absurde à force de maladie de la volonté, culminant dans le désespoir, ces deux religions furent des professeurs de fanatisme à des époques d'avachissement de la volonté et offrirent en cela à d'innombrables personnes un appui, une nouvelle possibilité de vouloir, une jouissance à vouloir. Le fanatisme est en effet l'unique « force de volonté » à laquelle puissent être amenés aussi les faibles et les incertains, en tant qu'il est une espèce d'hypnotisation de l'ensemble du système sensible-intellectuel au profit de l'alimentation surabondante (hypertrophie) d'une unique manière de voir et de sentir qui domine désormais — la chrétien l'appelle sa foi. Là où un homme parvient à la conviction fondamentale, qu'on doit lui commander, il devient « croyant » ; à l'inverse, on pourrait penser un plaisir et une force de l'autodétermination, une liberté de la volonté par lesquelles un esprit congédie toute croyance, tout désir de certitude, entraîné qu'il est à se tenir sur des cordes et des possibilités légères et même à danser jusque sur le bord des abîmes. Un tel esprit serait l'esprit libre par excellence". - Friedrich Nietzsche, Le gai savoir (1882), Cinquième livre, §347.


Un mot, encore, contre Kant moraliste. Il faut qu'une vertu soit notre propre invention, notre recours, notre besoin le plus personnel : en tout autre sens, elle n'est qu'un danger. Ce qui n'est pas une condition de notre vie ne peut que lui nuire. Une vertu est nuisible que si elle ne naît que d'un sentiment de respect pour le mot «vertu», le «devoir», le «bien en soi», le bien doté du caractère de l'impersonnalité et de l'universalité — ce ne sont là qu'élucubrations qui expriment le déclin, le dernier degré d'affaiblissement de la vie, la chinoiserie koenigsberienne. C'est le contraire que commandent les lois les plus profondes de la conservation et du développement : que chacun invente sa propre vertu, son impératif catégorique bien à lui. Un peuple est perdu lorsqu'il confond son devoir avec l'idée du devoir en général. - L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche, éd. Gallimard, coll. « Folio Essais », 2006 (ISBN 978-2-07-032557-3), Aphorisme 22, p. 11


Quotes

  • Distrust all men in whom the impulse to punish is powerful. — Friedrich Nietzsche.
  • No price is too high to pay for the privilege of owning yourself. ~ Nietzsche
  • "Socialism ― or the tyranny of the meanest and the most brainless, ―that is to say, the superficial, the envious, and the mummers, brought to its zenith [...] Socialism is on the whole a hopelessly bitter affair: and there is nothing more amusing than to observe the discord between the poisonous and desperate faces of present-day socialists―and what wretched and nonsensical feelings does not their style reveal to us! ―and the childish lamblike happiness of their hopes and desires." - Nietzsche, The Complete Works Friedrich Nietzsche, Vol XIV: The Will to Power : An Attempted Transvaluation of All Values, tr. by Anthony M. Ludovici and edited by Oscar Levy, Edinburgh and London: T.N. Foulis, § 125, p. 102-103.


  • "To forget one's purpose is the commonest form of stupidity". - Nietzsche
  • When you gaze long into an abyss the abyss also gazes into you. Nietzsche


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